Les chutes peuvent entraîner la mort ou des blessures permanentes, même lorsque la distance jusqu’au sol semble peu élevée. Travail sécuritaire NB encourage les employeurs à tenir compte des dangers évidents liés à la hauteur, mais aussi à reconnaître les risques associés aux tâches courantes, qu’il s’agisse de l’utilisation d’un escabeau ou de travaux effectués sur un quai de chargement.
Des chutes de moins de trois mètres ont causé des blessures graves et mortelles. Un travailleur peut frapper un sol dur, de l’eau, de l’équipement ou un autre objet en tombant. La hauteur de la tâche ne représente qu’une partie du risque.
« Une chute n’a pas besoin d’être à partir d’une hauteur élevée pour changer une vie », a affirmé Richard Blais, vice-président à la Prévention de Travail sécuritaire NB. « Lorsqu’une tâche semble habituelle ou que la hauteur paraît modeste, le danger peut facilement être sous-estimé. Les employeurs doivent examiner ce qui pourrait arriver si quelqu’un tombait et les mesures qui doivent être en place pour éviter que cela se produise. »
Les chutes peuvent survenir dans les commerces de détail, les bureaux, les ateliers, les entrepôts, lors de travaux au-dessus d’une étendue d’eau et sur les chantiers de construction. Le remplissage des étagères, le remplacement d’un luminaire, les travaux d’entretien et l’accès à un véhicule peuvent tous exposer les travailleurs à un risque de chute.
Travail sécuritaire NB exhorte les employeurs à examiner ces tâches avec les travailleurs et les superviseurs afin de :
« Même les travaux courants méritent une préparation appropriée », a déclaré M. Blais. « Avant que quelqu’un ne monte ou ne travaille à proximité de bords non protégés, assurez-vous qu’il dispose d’un moyen sécuritaire d’accéder à la tâche et de l’équipement approprié pour prévenir les chutes. »
La prévention des chutes s’applique également aux surfaces sur lesquelles les gens marchent et travaillent. Les chutes au même niveau ne sont pas seulement une préoccupation au Nouveau-Brunswick, mais aussi à l’échelle nationale. L’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC) a enregistré plus de 43 000 réclamations de ce type en 2024, dont plus de 880 au Nouveau-Brunswick.
Le Mois de la prévention des chutes en novembre est l’occasion de s’attaquer au défi plus large que représentent les glissements, les trébuchements et les chutes.
Avec l’arrivée de l’hiver, les employeurs devraient se préparer à la présence de neige, de glace et d’eau transportées à l’intérieur. L’attribution des responsabilités en matière de déneigement et de traitement de la glace, l’entretien de passages bien éclairés et la gestion du drainage, des tapis mal fixés et de l’encombrement peuvent aider à prévenir les blessures au niveau du sol.
Travail sécuritaire NB propose des ressources que les employeurs peuvent utiliser avec les superviseurs, les travailleurs et les comités mixtes d’hygiène et de sécurité, notamment :
Les employeurs sont encouragés à utiliser ces ressources pour examiner les tâches quotidiennes et à intégrer la prévention des chutes à la préparation régulière du travail et à l’entretien tout au long de l’année.