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Un message de sécurité se ressent toujours à l’école secondaire St. Malachy’s Memorial des mois plus tard

Rachel Milne rêve d’aller à l’université afin de devenir psychologue-conseil. Elle ne peut pas se permettre de laisser une blessure subie au travail changer ses projets d’avenir. Pour les enseignants de l’école secondaire St. Malachy’s Memorial, cette élève de 11e année est intelligente et polie, et ils considèrent que c’est un plaisir de l’avoir en classe. Pour ses amis, elle est un modèle positif qui a gagné leur respect.

Au mois d’octobre, lorsqu’elle a été choisie pour présenter la conférencière Candace Carnahan à 400 élèves dans le cadre de sa tournée « See Something. Say Something. » parrainée par Travail sécuritaire NB, elle a accepté aussitôt.

« J’étais un peu nerveuse, mais après en avoir appris davantage au sujet de l’histoire de
Mme Carnahan, j’étais reconnaissante d’avoir reçu l’honneur. »

Rachel Milne
Rachel Milne

Lorsqu’elle était jeune travailleuse,
Mme Carnahan a subi une blessure grave dans une usine et a perdu une jambe au-dessous du genou. Aujourd’hui, c’est une conférencière qui partage son histoire avec des employeurs, des organismes gouvernementaux et des élèves de partout au pays. L’automne dernier, elle a fait une tournée de six semaines dans des écoles anglophones de la province pour faire part aux élèves de son expérience.

Des mois plus tard, les effets se font encore sentir.

« Une présentation, c’est définitivement mieux que des livres et des dépliants », a souligné
Mme Milne, en soupçonnant que la durée d’attention des élèves pourrait être moins bonne de nos jours en raison des médias sociaux et des téléphones intelligents. « En regardant les élèves dans la salle, je pouvais dire qu’ils buvaient les paroles de Mme Carnahan. Les gens en parlent toujours. »

Voilà une bonne nouvelle pour la coordonnatrice des programmes à l’intention de la jeunesse de Travail sécuritaire NB, Jessica Brodie. Mme Brodie reconnaît qu’il faut faire preuve de créativité pour produire un effet durable qui suivra les élèves tout au long de leur vie sur le marché du travail.

« De nos jours, des intérêts contradictoires entrent en jeu. Il faut mettre à profit chaque occasion qui se présente. Le défi repose sur le fait que les adolescents se croient invincibles. Cela veut dire qu’il faut parfois leur montrer ce qui peut arriver s’ils tiennent la sécurité pour acquis. Pour ce faire, il faut créer un lien avec les élèves. »

Parfois, le défi est de réussir à mettre un pied dans la porte. Chaque année, la directrice de l’école secondaire, Beth Horgan, reçoit des demandes de nombreux organismes voulant fait la promotion d’un message ou d’un service. Étant donné que les programmes d’études sont tellement serrés, l’école ne peut approuver qu’un petit nombre de demandes.

« Il faut assurer qu’il s’agira d’une expérience valable pour les élèves et que la présentation comportera un élément qu’ils ne recevraient pas nécessairement en salle de classe. »

Mme Horgan n’a pas tardé à se rendre compte que l’école avait fait le bon choix.

« L’histoire de Mme Carnahan, c’est plus qu’un message. Elle a établi un lien avec les élèves, qu’elle a maintenu tout au long de son récit. Nous ne pouvons pas tous s’identifier à une personne qui a perdu un membre, mais nous pouvons tous comprendre l’effet qu’une telle expérience traumatisante aurait sur notre bien-être émotionnel, ainsi que sur celui de nos amis, de notre famille et de nos collègues. »

En tant que directrice de l’école, Mme Horgan précise qu’elle porte toujours une attention particulière aux élèves aux assemblées. Elle ne cherche pas tout simplement à assurer un bon comportement.

« Je me pose toujours la question “Les élèves s’en souviendront-ils?” En regardant leur expression, je savais qu’ils n’oublieraient pas Mme Carnahan. »

Prenons comme exemple Mme Milne. Comme bien des jeunes de 16 ans, elle travaille dans un magasin de vêtements à temps partiel. Elle souligne que bien que les risques ne soient pas aussi évidents que ceux présents dans une usine comme celle où Mme Carnahan s’est blessée, lorsque nous regardons le monde d’un œil différent, nous pouvons voir des choses que nous aurions pu manquer à première vue.

« Dans le secteur de la vente au détail, les dangers les plus évidents découlent de tâches comme grimper à une échelle pour se rendre à des tablettes élevées. J’ai des amis qui travaillent dans des restaurants à service rapide. Ils doivent être prudents en travaillant avec de l’huile à friture, des grils et des ustensiles tranchants. Si vous regardez attentivement, vous trouverez des risques associés à tout travail. »

La détermination des dangers, c’est bien, mais trouver le courage d’exprimer ses inquiétudes, c’est toute une autre chose. Le but premier de Mme Carnahan est d’encourager les élèves à trouver le courage de le faire savoir lorsqu’ils constatent un danger.

« Des recherches indiquent qu’il s’agit de l’un des plus grands défis à relever », a affirmé
Mme Brodie. « Cela peut être très déconcertant pour un jeune travailleur sans expérience de dire quelque chose devant ses collègues plus âgés et qui ont plus d’expérience. »

Les données confirment cette affirmation. Selon un récent sondage effectué auprès de jeunes Canadiens des provinces de l’Atlantique, les jeunes travailleurs hésitent parfois à dire quelque chose en raison d’une crainte de représailles. Par ailleurs, plus de 1 000 jeunes de la province âgés entre 15 et 24 ans ont subi une blessure en 2013.

 « Les jeunes travailleurs cherchent à être acceptés », a expliqué Mme Brodie. « Ils ne veulent pas être considérés comme un maillon faible ou un fardeau. »

Mme Milne n’a pas ce problème. Peu de temps après la présentation de Mme Carnahan, elle a observé son père, Michael, un mécanicien d’automobiles comptant 36 années d’expérience, qui travaillait sur une vieille voiture dans son garage. Lorsqu’elle a remarqué qu’il ne portait pas son équipement de protection individuelle, elle l’a réprimandé.

Je lui ai dit : « Papa, porte ton équipement avant que tu te blesses! C’est ce qu’il a fait. Les blessures ne sont pas sélectives. N’importe qui peut se blesser, peu importe si vous effectuez le travail depuis des années ou s’il s’agit de votre première journée. En étant en sécurité, vous aidez également les autres à être en sécurité. »

 

Les Milne
Peu de temps après la tournée, Mme Milne s’est retrouvée dans une situation où elle a pu rappeler à son père Michael de porter son équipement de protection individuelle en travaillant sur une voiture dans son garage.






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