Travailler efficacement dès le début

Si vous avez vu de jeunes visages inconnus au bureau plus tôt ce mois-ci, ne vous inquiétez pas; ils n’étaient pas là pour prendre votre place.

Le 7 novembre, près de 9 000 élèves de la neuvième année ont accompagné un parent dans des centaines de lieux de travail partout au Nouveau-Brunswick dans le cadre de la journée Invitons nos jeunes au travailMC. Il s’agit d’un programme national du Partenariat en Éducation qui a lieu le premier mercredi du mois de novembre. Il offre aux jeunes la possibilité de vivre une expérience au lieu de travail pendant une journée avec un parent ou un autre adulte afin d’avoir un aperçu de la vie au travail.

La coordonnatrice des programmes à l’intention de la jeunesse de Travail sécuritaire NB, Jessica Brodie, explique que la journée représente également une belle occasion pour les parents ou les tuteurs de concentrer leur attention sur la santé et la sécurité au travail, et de donner l’exemple à leur enfant.

« Bien que la journée Invitons nos jeunes au travail constitue l’occasion pour les jeunes de découvrir à quoi ressemble une journée de travail dans la carrière de leur parent, elle permet aussi aux enseignants et aux parents d’entamer un dialogue au sujet de l’importance de la sécurité au travail. » Elle ajoute qu’une journée de travail est beaucoup plus que pointer en entrée et en sortie.

« Les jeunes constatent les différentes précautions que leurs parents doivent prendre chaque jour pour assurer leur sécurité ainsi que celle des autres au travail. »

Des statistiques qui donnent à réfléchir
En 2011, un total de 590 Néo-Brunswickois âgés entre 15 et 24 ans se sont absentés du travail à la suite d’une blessure. Malheureusement, deux ont perdu la vie. Bien que cela représente une diminution considérable par rapport à 1998 (qui a vu 969 réclamations avec interruption de travail), soit l’année où l’on a commencé à recueillir les données, il y a toujours place à l’amélioration.

Pour Veronica Lacey, présidente-directrice générale du Partenariat en Éducation depuis 2000, une seule blessure est déjà trop. Elle affirme qu’elle appuie sans réserve les efforts que Travail sécuritaire NB déploie afin d’éduquer les jeunes et elle partage les valeurs qui portent sur la « sécurité en premier ».

« Les inquiétudes en matière de sécurité ne se limitent pas aux milieux de travail industriels. Qu’il s’agisse du cabinet du premier ministre ou d’une usine de papier, les dangers sont là. On ne peut pas se concentrer sur la tâche à effectuer sans d’abord faire face aux problèmes de sécurité. »

Sous la direction de Mme Lacey, on a réuni un groupe de spécialistes en sécurité qui a présenté, en 2001, 14 recommandations pour tous les parents, enseignants, élèves et employeurs, y compris une orientation obligatoire, la communication du droit de refuser d’effectuer un travail dangereux et la tolérance zéro pour la non-conformité.

« Notre principale priorité est la santé et la sécurité de jeunes travailleurs parce que les statistiques sur les blessures que subissent les jeunes sont incontestables. Nous savons que lorsque les jeunes décident de se trouver un emploi, ils veulent impressionner leur surveillant et pourraient ne pas questionner ce qu’on leur demande de faire. »

Mme Lacey partage la croyance de Travail sécuritaire NB, soit qu’il faut enseigner la sécurité aux enfants dès un jeune âge pour changer les attitudes.

« Nous atteignons les enfants lorsqu’ils ont 13 ans, probablement avant qu’ils ne commencent à travailler. Si les jeunes connaissent leurs droits et savent qu’ils peuvent refuser d’effectuer un travail dangereux, nous espérons qu’ils seront moins susceptibles de prendre part à des activités qui pourraient compromettre leur sécurité. »

Pour en apprendre davantage sur la journée Invitons nos jeunes au travail, veuillez visiter le site Web du Partenariat en Éducation dès aujourd’hui en cliquant ici (site en anglais seulement).